Le Port de Fort-de-France s’est doté d’un schéma directeur général d’aménagement qui lui a permis de sectoriser ses espaces selon le type de marchandises et le profil des navires. Une organisation qui permet une plus grande fiabilité des traitements.
La communauté d’acteurs professionnels
Aujourd’hui le Port accueille près de 1000 escales de navires de commerce par an et 3.1 millions de tonnes de marchandises embarquées et débarquées. La grande majorité des marchandises provient de France métropolitaine (80%), le reste se répartissant entre l’Europe, la Guadeloupe et les Caraïbes.
Le Port de Fort-de-France est le 6 port français pour l’activité conteneurs avec 160 000 conteneurs EVP traités annuellement.
97% des marchandises sont conditionnées dans ces boîtes métallisées de 20 ou 40 pieds et débarquées dans la zone de la Pointe des Grives, terminal de 16 hectares de terre-pleins réservés à la manutention. Cette zone est principalement dédiée à l’importation (920 000 tonnes de marchandises conteneurisées à l’import contre 450 000 à l’export), l’exportation reposant essentiellement sur la banane à raison de 280 000 tonnes par an.
Les marchandises réceptionnées, pour la plupart des biens de consommation, sont sèches ou réfrigérées.
Le secteur de la Pointe des Grives est sous le contrôle informatique du système Cosmos qui prévoit les mouvements des conteneurs détermine leur hiérarchie de traitement à l’arrivée comme au départ.
Le terminal répond aux exigences du code international pour la sûreté des navires et des installations portuaires « ISPS ».
Pour en savoir plus : voir les statistiques d’activités des portiques à conteneurs.
Sont appelées « vrac » les marchandises qui ne sont pas conditionnées dans les conteneurs. Leur prise en charge s’effectue sur le site de l’Hydrobase , àla Pointe des Carrières. Elles représentent 51% du tonnage des marchandises échangées en Martinique.
. Les vracs solides :
250 000 tonnes de clinkers et fertilisants sont importés respectivement par la société des Ciments Antillais et la Société Caraïbe d’Industrie Chimique.
Les minéraux bruts et engrais naturels sont manipulés à l’aide d’engins qui versent les matériaux dans des trémies puis sur des tapis convoyeurs.
Le bitume véhiculé par des pompes est stocké dans des cuves, dans le secteur centre.
Les céréales importées sont déchargées par des pompes au quai de l’hydrobase puis transvasées dans un silo à grains.
. Les vracs liquides :
- 700 000 tonnes d’hydrocarbures lourds sont chargés et déchargés à l’aide de pompes et transportés dans des pipe-lines jusqu’à la raffinerie.
- 700 000 tonnes de produits raffinés arrivent aux 2 appontements de la SARA (Société Anonyme de Raffinerie aux Antilles).
Un nouveau trafic de charbon estimé à 150 000 tonnes devrait renforcer le pôle vraquier.
Pour en savoir plus : voir les statistiques du trafic portuaire 2008 .
Le quai de l’Hydrobase est spécialement aménagé pour recevoir des bateaux rouliers qui chargent et déchargent des véhicules par l’arrière: c'est le RoRo
Le transbordement de conteneurs est une voie intéressante de développement de l’activité pour le port de Fort-de-France et une source non négligeable d’augmentation du trafic. L’accroissement des échanges dans la Caraïbe et la saturation des grands ports de la région rend nécessaire l’accueil d’un plus grand nombre de bateaux.
Au cœur du bassin caribéen, doté d’équipements performants, le Port de Fort-de-France présente un fort potentiel pour se positionner comme un lieu de référence.
Des perspectives de développement (lien vers Visions) de cette activité sont envisagées.
Bon à savoir
Si le Port de Fort-de-France reste le site incontournable pour le traitement des marchandises et le trafic passagers, d’autres points dans l’île ont une activité maritime :
. Le Robert : import de métal et de céréales
. Le Marin : import/export de bateaux de plaisance
. Saint-Pierre : export d’agrégats
. Bellefontaine : import de fuel pour la centrale électrique
En 2007, 117 navires de croisières ont fait escale et 224 134 passagers ont fréquenté le Port de Fort-de-France (dont les passagers inter îles : Martinique, Guadeloupe, Dominique, Sainte-Lucie).
Après avoir connu une forte fréquentation, fin des années 90, le trafic des passagers de croisières n’a cessé de décrôitre.
La concurrence régionale et une mauvaise livraison du produit touristique font partie des éléments d’explication de ces contre performances. Néanmoins, les acteurs locaux se mobilisent pour redynamiser l’activité.
Les prévisions initiales pour 2009 devrait voir accueillir 124 escales et près de 122 350 passagers, soit une progression de près de 6% par rapport à l’année passée. Un soubresaut qui pourrait être pérennisé par les accords commerciaux en cours de négociation avec les compagnies de croisières.
Pour en savoir plus : voir les statistiques Escales/passagers .
Deux espaces sont consacrés à l’activité croisière : Le Quai des tourelles (75% des paquebots) et l’appontement de la Pointe Simon
L’embarquement et le débarquement des passagers inter îles qui s’effectuaient au Quai des Grands Cargos ou Grand Quai, dans le secteur centre du Port jusqu’en 2010, sont maintenant transférés au Quai Ouest, dans la nouvelle gare maritime. Plus de 1500 passagers y transitent les jours de forte affluence.
Le trafic de passagers est saisonnier, et fortement lié aux périodes de congés (vacances scolaires et week-ends prolongés). Les mois de juillet et d’août concentrent à eux seuls un tiers du trafic annuel.
En 2010 une seule compagnie assure les liaisons avec la Guadeloupe, Sainte-Lucie et la Dominique.
. L’Express des Iles
Guadeloupe (Pointe-à-Pitre, Les Saintes, Marie-Galante), la Dominique, et Sainte-Lucie
2 bateaux d’une capacité de 400 places environ.
Chiffres clés trafic inter îles
466 escales pour le trafic inter îles, passagers et ferries,
154 955 passagers
. Entrées : 79 785
. Sorties : 75 170
* source : DDE - 2007
Plus de 50 navires par an choisissent d’effectuer leur maintenance au Port de-Fort-de-France, dans le Bassin de Radoub, espace entièrement voué à la réparation navale. A l’origine, le Bassin de Radoub construit en 1859 sur les ordres de Napoléon III, était destiné à accueillir les navires de la Marine Française Impériale engagés dans la guerre franco-mexicaine.
Après la seconde guerre mondiale, le bassin a été agrandi et modernisé. Aujourd’hui, ce site fait partie de la concession de la CCIM qui l’a rétrocédé en sous–concession à la SIGBR.
Les bateaux en dessous de 20 000 tonneaux jauge brute en cale sèche (180 m x 23.5 m x 7.6 m) sont pris en charge.
Deux appontements de 140 et 90 mètres sont également disponibles pour les réparations le long du quai.
Chiffres clés du bassin de Radoub
. Une centaine d’assèchement par an
. 150 emplois directs